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Jean-Luc Deconquand rejoint Esalys en tant que Directeur Général

Jean-Luc Deconquand a pris ses fonctions de Directeur Général d’Esalys, le 16 mars 2020.

Diplômé du Master grande école de l’ISG Paris, Jean-Luc Deconquand a mené sa carrière dans le domaine des services aux entreprises, en occupant diverses fonctions d’encadrement opérationnel, toujours orientées vers les clients (régionaux, nationaux ou internationaux) ou les partenariats.

Son goût prononcé pour l’univers de l’automobile et ses activités de coach (pour les étudiants notamment et durant son temps libre) complètent son passé de sympathique rugbyman.

Ses 3 valeurs clés sont « travail, professionnalisme, honnêteté ». Sa maxime préférée : « cœur chaud, tête froide et engagement maximal ! ».

 

ESALYS - Réduction des coûts

Photo © Camille Froment – www.camillefroment.com

Sortir des Cash Trap

Dossier Finance & Gestion – DFCG – mars 2020. Par Hervé Garabedian et Peter Kuss.

L’un des principaux problèmes pour les trésoriers et directeurs financiers est la remontée du cash piégé ou inaccessible ou « cash trap », notamment dans certains pays qui rendent difficile ou empêchent la circulation de la liquidité pour des raisons règlementaires, politiques ou fiscales, ou en raison de pratiques commerciales locales.

article sortir des cash trap

Les grands groupes, ETI et PME françaises, en quête de croissance, continuent d’étendre leurs activités à l’international, ce qui soulève de nouvelles opportunités, mais aussi de nouveaux défis.

Plus de 20 pays sont concernés, avec par exemple, la Chine, l’Inde, Le Brésil, la Turquie, la Russie et certains pays sud-américains et africains. Les situations de blocage représentent plusieurs millions d’euros, pour les différentes sociétés étudiées.

Sortir des cash trap. Dossier Finance & Gestion

Lien vers l’article Sortir des CASH TRAP – DFCG

Lien vers le site de la DFCG

Le problème des CASH TRAP n’est pas nouveau (notamment pour l’Asie), mais il semblerait que nous entrions dans une période de fort protectionnisme qui touche même des pays plus libéraux comme le Brésil et les États-Unis. Tout changement peut-être complexe et rapide, comme nous avons pu le constater en chine, avec le RMB.

Cette problématique de la trésorerie piégée, au-delà de l’impact direct en terme de gestion et d’accès au cash, peut avoir des incidences importantes sur la valeur de l’entreprise. Par conséquent, une attention accrue doit être portée à ce sujet.

Quelles en sont les causes ?

Avant d’évoquer d’éventuelles solutions permettant de libérer les liquidités piégées, il convient d’identifier les principales causes qui entraînent cette situation de CASH TRAP, à savoir :

• La règlementation qui limite ou interdit les mouvements transfrontaliers,
• Le contrôle des changes (FX),
• Les exigences de fonds propres,
• Les restrictions sur les prêts interentreprises,
• La taxation des flux transfrontaliers et des dividendes versés. Incidences fiscales – qu’il s’agisse des taux d’imposition des sociétés (en particulier aux États-Unis), des retenues à la source sur les dividendes (un outil courant pour rapatrier des espèces) ou des impôts sur les gains en capital, dans certaines juridictions.
• Les risques géopolitiques, quand un pays “libéral“ change de modèle économique et devient plus restrictif. Ukraine, Chypre et l’Égypte, par exemple.

La trésorerie piégée représente un actif sous-utilisé et pose des problèmes de coût, de BFR et de risque. Il est donc impératif, d’étudier toutes les solutions pour rapatrier ou utiliser cet argent.

Quelles sont les solutions ?

Pour toutes les entreprises étudiées, l’optimisation de la circulation de la liquidité renvoyait toujours aux problématiques suivantes :

Centralisation des flux, cashpooling et convention de trésorerie.
– Le cashpooling ne permet pas de résoudre totalement les problématiques de CASH TRAP mais va faciliter sa gestion et réduire le volume des liquidités bloquées.
– Des pools de trésorerie locaux peuvent facilement être mis en œuvre au niveau national ou régional. Le défi réside dans le transfert de la liquidité entre les régions (entre la société mère et toutes les filiales) à l’échelle mondiale. Le nombre de devises, de pays et de banques inclus dans une structure de gestion de liquidité est donc en soi un critère de sélection.
– Dans l’architecture du cashpooling, lorsque cela est possible, une option consiste à ouvrir un compte en devises dans le pays de la contrepartie, afin de recevoir des transferts SWIFT et ainsi gagner en visibilité sur la trésorerie.

Architecture des différents véhicules juridiques.
– Les approches structurelles ou plus stratégiques peuvent inclure le déploiement de véhicules juridiques qui permettent d’optimiser le BFR localement ou d’effectuer des achats là où les liquidités sont bloquées, puis de vendre ensuite aux autres filiales du groupe, ce qui génèrera des prêts inter-sociétés. Pour ces solutions, la surveillance réglementaire et fiscale locale, les prix de transferts ainsi que les mouvements concernant les devises, doivent être pris en compte.

Organisation de la trésorerie en matière de traitement, gestion et contrôle des flux à mettre en place et anticipation des soldes par pays et devises.
– La visibilité est cruciale pour pouvoir surveiller les positions de trésorerie. Il s’agit de la première étape du processus permettant de mieux contrôler ses mouvements et leurs utilisations. Selon la nature des restrictions locales, pour fluidifier la circulation des liquidités, il convient soit d’ouvrir un compte en devises hors du pays contraignant et de transférer les liquidités, soit de demander le paiement de la créance dans une autre devise (par exemple utilisation de l’US $ en Chine) afin de contourner les restrictions monétaires locales. Cela suppose que la contrepartie commerciale, exposée au risque de change, accepte cette transaction.

Un protocole de communication bancaire approprié.
– SWIFT – EBICS – etc.

Le type de Netting.
– Il convient d’intégrer une mention spéciale concernant le netting et le clearing entre les sociétés d’un groupe, dans la convention de trésorerie globale, pour, le cas échéant, effectuer des compensations entre sociétés, sans transfert de liquidité.

Choix du prestataire bancaire.
– Les entreprises doivent s’assurer que leur banque peut fournir :
• Une gamme complète de gestion de toutes les devises et une connaissance des problématiques des différents pays dans lesquels elles déploient leurs activités.
• Une plate-forme électronique avancée capables de fournir la visibilité sur les positions de trésorerie et de traiter plus efficacement les paiements ou encore se connecter sur les outils de trésorerie de l’entreprise.
– Les entreprises, en collaboration avec de vrais partenaires bancaires compétents, peuvent structurer des solutions innovantes pour rapatrier la liquidité, lorsque cela est possible et la déployer de manière plus productive, conformément aux politiques internes de financement et d’investissement, ainsi qu’aux réglementations externes. NB : Les soldes sont traités plus favorablement lorsqu’ils sont détenus par la même banque, même s’ils se trouvent dans des pays différents.

Compréhension et connaissance des pays à fortes contraintes règlementaires, juridiques et fiscales, pour anticiper les problèmes de circulation de la liquidité.
– Il convient de constituer une documentation juridique et financière pour chaque implantation locale, afin d’anticiper les situations de CASH TRAP et d’optimiser la circulation des liquidités.
– A titre d’exemple, en Afrique du Sud, en raison des restrictions du contrôle des changes, les soldes en RAND (ZAR) ne peuvent pas être remontés au-delà des frontières. Des sociétés Sud-Africaines ne sont pas autorisées à détenir des ZAR offshore, sans autorisation de leur banque centrale. Pour la Chine, en 2013 le gouvernement avait mis en place une “free Trade zone” permettant de facilité les affaires en assouplissant les règles permettant aux entreprises de faire remonter le cash de leurs filiales locales mais, depuis 2016 (crise des marchés financiers asiatiques) nous avons constaté un net durcissement concernant les remontées de dividendes et les flux en renminbis sortant du pays.

En conclusion, si les solutions évoquées ne garantissent pas toujours un rapatriement complet de toutes les liquidités piégées, l’effet reste bénéfique, pour atténuer les risques et permettre aux entreprises de déployer plus efficacement ses liquidités.

Ce qu’il faut retenir :

• De plus en plus de pays sont concernés, par les CASH TRAP.
• Les solutions sont spécifiques à l’entreprise, à son activité, son organisation, aux pays et devises, aux partenaires bancaires, …
• Il est possible de réduire les situations de CASH TRAP avec une approche et une méthodologie ad-hoc éprouvées.

Mettre en place des mesures spécifiques, pour contourner ou atténuer le problème, nécessite que les solutions soient conçues et déployées avec une parfaite connaissance des enjeux, du contexte, des marchés et surtout une totale maîtrise de la liquidité.

Esalys classé "Excellent" et "Highly recommended" par Leaders League

Merci pour ces distinctions ! Attendons le Classement 2020.

Lien vers les classements Esalys, par Leaders League

Classement Leaders League pour Esalys
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